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Lutte anti-terroriste : En deux décennies, le Maroc est devenu incontournable

Lutte anti-terroriste : En deux décennies, le Maroc est devenu incontournable

Il y a dix-neuf ans, presque jour pour jour, le 16 mai 2003, le Maroc est frappé en plein cœur par le terrorisme. Il n’a pas attendu pour mettre en marche son plan de riposte anti-terroriste. Une stratégie est ainsi mise en place, et à plusieurs niveaux. D’abord, le volet sécuritaire et pénal pour cerner rapidement le fléau. Ensuite, les autres dimensions de cette stratégie ont été déployées progressivement, notamment la dimension socioéconomique avec la mise en place de l’INDH et la dimension religieuse avec la réforme globale et profonde du champ religieux. L’INDH, comme tout le monde le sait, en est actuellement à ce qu’on pourrait appeler la troisième génération de ses interventions qui est sans doute la plus importante, puisqu’elle touche à un domaine très sensible, l’enseignement. On est passé successivement par les phases de l’appui aux infrastructures socio-culturelles, puis aux activités génératrices de revenus pour en arriver au soutien de la généralisation de l’enseignement préscolaire. En termes de réforme du champ religieux, le Maroc est devenu une référence internationale, notamment dans le domaine de la formation des imams.

Ses services sont régulièrement sollicités par des pays de différentes régions du monde. Sur le plan sécuritaire, le Royaume est devenu leader régional et vecteur de sécurité et de stabilité dans la région. C’est dire qu’en deux décennies le Maroc a acquis une expertise, un savoir-faire dans le domaine qui en ont fait un leader mondial, reconnu et incontesté. Depuis les attentats terroristes de Casablanca en 2003, et c’est aujourd’hui un fait indéniable, le Royaume a tenu à adopter une politique pénale avancée en matière de lutte contre le terrorisme. Une politique qui est marquée par la prévention et l’anticipation pour faire face à la menace terroriste en l’éradiquant à la racine. Une batterie de mesures juridiques et institutionnelles importantes voit le jour. On se rappelle comment le Royaume s’est empressé de remplir un vide juridique en la matière avec la promulgation de la loi n° 03.03 de 2003 relative à la lutte contre le terrorisme et son financement. C’était le point de départ. Plus tard, des amendements y ont été apportés, notamment la loi n° 86.14 sur la lutte contre le phénomène des combattants terroristes étrangers.

Le législateur ne s’est pas arrêté à ce niveau, le processus d’aggiornamento de l’arsenal juridique s’est poursuivi jusqu’à très récemment avec des mesures juridiques visant le resserrement du dispositif du blanchiment d’argent ou du financement du terrorisme et du crime organisé. Il va sans dire qu’en parallèle avec cette évolution législative, plusieurs instances et mécanismes visant à assurer l’efficacité et l’efficience nécessaires face au terrorisme et à l’extrémisme, ont été mis en place, et ce, dans le respect des droits et libertés, des garanties de procès équitables et de l’État de droit.

C’est pour ainsi dire tout un écosystème juridique et pénal qui a été mis en place. Depuis les investigations jusqu’à la réinsertion des condamnés en passant par le tribunal. On peut ainsi citer dans ce contexte, la création de la Cour d’appel de Rabat qui se charge de l’examen des affaires liées au terrorisme et à son financement, la création du BCIJ, en tant que mécanisme de renforcement des organes d’investigation et d’enquête à compétence nationale et plus tard la création de brigades régionales de la police judiciaire et de l’Autorité nationale du renseignement financier (ANFR), ainsi que du Comité national chargé de l’exécution des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU en lien avec le terrorisme et la prolifération des armes et leur financement.

Une démarche d’accompagnement et de protection des victimes d’actes terroristes a été également mise en place, au même titre qu’un processus de réhabilitation et la réinsertion des détenus extrémistes et terroristes. Le Maroc a d’ailleurs adopté un programme pionnier reconnu au niveau international, appelé «Réconciliation» qui repose sur une approche multidimensionnelle. C’est ainsi que l’on peut dire que le Maroc maîtrise désormais le «process» de bout en bout. Et c’est sans doute son point le plus fort. Il arrive à neutraliser les cellules terroristes avant de passer à l’acte non seulement sur son propre territoire, mais dans celui des pays amis et partenaires.

Entre-temps, le Royaume a ratifié la plupart des conventions internationales relatives à la lutte contre le terrorisme. Un processus qui a été couronné avec la conclusion, en octobre 2020, d’un accord avec les Nations Unies en vertu duquel il a été procédé à la création du Bureau du programme de l’UNOCT pour la lutte contre le terrorisme en Afrique, dont le siège a été établi au Maroc.

Bien évidemment, les approches socioéconomique et religieuse ne sont pas moins importantes que celle sécuritaire. Ce n’est pas pour rien que les Etat-Unis affirment aujourd’hui qu’en tant qu’«allié et partenaire clé», le Maroc «est un leader régional et mondial dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent», ce sont d’ailleurs les propos du coordonnateur principal adjoint par intérim du Bureau de contre-terrorisme relevant du Département d’Etat, M. Christopher Landberg. Ce dernier était à Marrakech, avec les responsables et ministres des affaires étrangères de pas moins de 80 pays et organisations internationales pour assister à la première réunion de la Coalition mondiale anti-Daech qui se tient en Afrique. Le Maroc est d’ailleurs, faut-il le rappeler, membre fondateur de la Coalition mondiale contre Daech, et à ce titre a été très actif depuis la création de cette entité.

L’accueil par le Maroc de cet événement international reflète, en lui-même, la confiance dont jouit l’approche singulière mise en œuvre par le Royaume en matière de lutte contre le terrorisme. Cette confiance dont jouit le Maroc est, souligne-t-on, le fruit d’une stratégie proactive, holistique et intégrée en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, portant sur les aspects juridiques, économiques, sociaux et religieux du phénomène, faisant ainsi du Royaume un pays pionnier et un partenaire stratégique indispensable sur les plans régional et international.

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