Mille jours après l’éclatement du conflit au Soudan, près de 34 millions de personnes, soit environ les deux tiers de la population, ont besoin d’assistance humanitaire, dans ce qui constitue aujourd’hui la pire crise humanitaire au monde, ont alerté vendredi les Nations Unies.
L’insécurité alimentaire a atteint des niveaux “catastrophiques”, souligne OCHA, rappelant que la famine a été officiellement confirmée dans les villes d’El Fasher, à l’ouest du pays, et de Kadugli, dans le sud. Elle menace par ailleurs une vingtaine d’autres régions et près de 21 millions de personnes à travers le territoire soudanais.
Le système de santé est également “au bord de l’effondrement”, prévient le Bureau onusien, précisant que moins de la moitié des établissements de santé sont pleinement opérationnels, alors que le choléra a été signalé dans les 18 États du pays, avec plus de 72.000 cas suspects recensés en 2025.
Face à la poursuite des combats, notamment au Darfour, l’ONU réitère son appel à une cessation immédiate des hostilités et à un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave.
Pour 2026, OCHA et ses partenaires humanitaires prévoient de venir en aide à 20 millions de personnes dans le cadre d’un Plan de réponse aux besoins humanitaires estimé à 2,9 milliards de dollars.
