Les dernières pluies ont laissé derrière elles un spectacle saisissant au cœur du souk hebdomadaire de Sidi Bennour. Là où s’échangent chaque semaine bétail, denrées et marchandises, l’eau stagnante s’est mêlée aux déchets plastiques, transformant l’un des poumons économiques de la commune en un marécage insalubre. Les commerçants, qui voient dans ce marché une source vitale de revenus, dénoncent une gestion défaillante. « Nous payons nos droits chaque semaine, mais regardez autour de vous : rien n’est fait pour protéger notre activité », lâche un boucher, les pieds dans la boue. Une vendeuse de légumes ajoute, désabusée : « Après chaque pluie, c’est la même histoire. Les clients hésitent à venir, et nous perdons des journées entières de revenus. »
Le souk de Sidi Bennour, vitrine économique et sociale, se retrouve aujourd’hui symbole d’un abandon municipal. Entre insalubrité, pertes financières et colère citoyenne, la scène choque et appelle à une mobilisation immédiate pour sauver ce patrimoine collectif.
