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Chambres de commerce: Une nouvelle dynamique enclenchée

Les Chambres de commerce, d’industrie et de services (CCIS), une coquille vide? Moulay Hafid Elalamy n’est pas du même avis. Lors d’une question orale de l’Istiqlal à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Industrie et du commerce, s’est inscrit dans une autre trajectoire. Même s’il n’était pas content et ni fier des résultats des Chambres, alimentées par une tension exacerbée avec tous les présidents, la situation est en train d’évoluer.

Aujourd’hui, elles sont dans une phase transitoire avant d’arriver à un niveau supérieur, a-t-il souligné. Pour convaincre, il cite le travail qu’elles ont effectué au cours des dernières semaines, particulièrement dans le secteur du commerce. Lors des rencontres régionales, elles ont élaboré pas moins de 1.325 recommandations sur les commerçants. Par ailleurs, le ministre est formel: les présidents ont changé et le nombre des chambres régionales est passé de 28 à 12.

Aujourd’hui, la dynamique est enclenchée, avec des résultats positifs. En effet, depuis la signature des plans de développement en mars 2018, le ministère s’était engagé à améliorer le cadre juridique de ces institutions. Le projet de loi réformant leur statut est au niveau du Secrétariat général du gouvernement qui va le transférer au Parlement dans les prochaines semaines. Le code électoral qui régit l’organisation des élections de ces chambres doit être également révisé.

Le ministère travaille sur la question. L’idée est de leur faire jouer un rôle plus dynamique dans l’animation de l’économie régionale, à l’instar de ce qui se passe dans les pays développés. «Nous sommes fiers de nos chambres et nous voulons qu’elles atteignent un stade avancé comme en Italie où elles sont chargées de gérer les ports et les aéroports.

A l’avenir, ce niveau de développement sera à notre portée. Nous y allons de manière progressive. Mais, aujourd’hui, il est impossible de prétendre que les chambres de commerce n’ont pas changé», a martelé mardi Moulay Hafid Elalamy, devant un hémicycle quasi-désert.

Pourtant, l’Istiqlal, très actif dans l’opposition, appuie ce chantier gouvernemental. D’ailleurs, la question de Rahal El Mekkaoui, parlementaire et membre du comité exécutif de cette formation, vise à sensibiliser le ministre sur la nécessité d’accélérer cette réforme.

Toutefois, il a ciblé un point faible relatif au cadre juridique qui cantonne les Chambres de commerce dans un rôle consultatif. Ce qui ne leur donne pas la force nécessaire pour imposer leurs décisions et pouvoir ainsi contribuer positivement au développement économique du pays. L’autre maillon faible soulevé par le président de la Commission des finances de la Chambre des conseillers concerne la composition de ces institutions.

D’abord au niveau du nombre: comment une chambre, dotée d’un conseil de 140 membres, peut discuter, se mettre d’accord et prendre des décisions avec l’efficience et la rationalité attendues, s’est-il interrogé en séance plénière. Rahal El Mekkaoui a également soulevé la question de crédibilité de la représentation au sein de ces chambres, insistant sur le nécessaire toilettage des listes électorales.

Ces dernières comprennent des personnes qui n’ont pas exercé des activités depuis une vingtaine d’années mais sont toujours présentes dans les Chambres. Sur le plan des ressources financières, le gouvernement a décidé de mettre en place les moyens pour les aider. Sauf que près de 80% du budget des Chambres sont absorbés par le paiement des salaires des fonctionnaires.

Les 20% restants ne permettent pas d’entreprendre des initiatives conséquentes, a indiqué le conseiller. Au niveau du calendrier, le groupe parlementaire istiqlalien demande d’accélérer la procédure pour que le projet de loi arrive rapidement au Parlement.

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